FSU Essonne

Préparation de la rentrée scolaire 2017 dans l’Essonne : ce n’est pas encore "le Grand Soir" !

mardi 7 mars 2017 par Webmestre

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Dans le Premier degré : « peut largement mieux faire »

Les éléments du bilan de rentrée 2016 sont sans appel. L’Essonne reste bien le dernier département métropolitain en termes de E/C global (nombre moyen d’élèves par classe), E/C qui s’aggrave à nouveau cette année.

Dans le détail :
> En élémentaire, le département passe de la dernière place à l’avant-dernière pour quelques centièmes de points.

> En maternelle, il se situe dans les 6 derniers, ce qui est relativement nouveau : de nombreux départements avaient un E/C maternelle plus dégradé auparavant, l’Essonne se situant dans le dernier tiers du classement. Concernant les moins de 3 ans, le taux de scolarisation figure dans les quatre dernières places dans et hors de l’Éducation Prioritaire.

> En ULIS, tous les scores sont battus : avec un E/C de 13.67, nous nous situons à plus de 3 points au-dessus des moyennes académique et nationale. Rappelons que la circulaire 2015-129 du 27 août 2015 limite l’effectif d’une ULIS école à 12 élèves ! On peut douter que la création de deux dispositifs supplémentaires sera suffisante.

Si la création de postes d’enseignant-es non directement « responsables de classes » est souhaitable et nécessaire, ce que traduit l’augmentation du P/E, il n’en demeure pas moins que les conditions de travail des élèves et des personnels sont loin d’être favorables. Cela a des conséquences parfaitement insupportables pour les équipes enseignantes comme pour leurs élèves. Il est essentiel que les futures dotations permettent d’abaisser les seuils d’ouverture en maternelle comme en élémentaire.

Cette situation de « dernier de la classe » en termes de moyens peut-elle perdurer longtemps encore sans dommages pour la réussite des élèves, et sans que la confiance placée par la profession et les parents d’élèves dans l’école de la République ne s’évapore ?

A l’issue du CTSD Carte scolaire du 2 mars et du CDEN du 8 mars 2017, ce sont :
81 créations, 58 créations conditionnelles, 68 retraits et 88 retraits différés qui ont été proposés par la DSDEN qui se veut « prudente ». Les 156 retraits ne seront pas sans poser problème aux collègues visé-es par ces mesures de carte scolaire. Retrouver un poste à titre définitif lors d’un mouvement qui s’annonce difficile, du fait de nombreux postes bloqués, risque d’être très compliqué.
Sur les autres dispositifs, il y a création de 5 demi-postes d’UPEAA, 2 ULIS école, 3 postes d’enseignants référents, 29 postes de remplaçants, 24 postes de Maîtres Supplémentaires, 17 postes de CPC, 2 postes de Psychologues, 3 Option E (mais fermeture de postes G sur Brétigny !), 4 demi-postes en établissement spécialisés, 1 enseignant-e Service Militaire Volontaire, 1 demi-poste Coordination REP, et la création de 11 classes de TPS dont 3 « classes passerelles ».
Il reste environ 57 postes pour les ajustements de juin.

Dans le Second degré :

La répartition des moyens des collèges et lycées de l’Essonne pour la rentrée 2017 était l’objet du Comité technique du 24 janvier. Si la dotation globale départementale est en hausse pour les collèges comme les lycées, il convient cependant, comme toujours, de rapporter cette hausse à l’augmentation des effectifs, toujours l’une des plus importantes d’Île-de-France. Dans le détail, en fonction des types d’établissement, on observe des évolutions diverses, sur lesquelles nous allons revenir, mais une chose est sûre, l’augmentation de la dotation départementale n’est pas de nature à bouleverser les conditions d’exercice des enseignants, ni d’apprentissage des élèves, à la rentrée prochaine, la dernière du quinquennat. Les représentants FSU au comité technique sont intervenus pour tous les établissements qui nous avaient alertés : nombre d’heures insuffisant, sous-estimation des effectifs.

En collège

Les moyens accordés aux 100 collèges de l’Essonne sont de 1556 heures en plus par rapport à la rentrée 2016 avec des effectifs augmentés de 1049 élèves.

Les dotations par collège sont calculées selon les critères suivants :

- La structure : le financement à partir de la structure est calculé à partir d’un seuil théorique de 30 élèves par classe. Pour chaque division, sont allouées 29 heures, soit 26 heures d’enseignements + 3 heures de marge dédiées aux EPI, à l’accompagnement « personnalisé » et aux dédoublements.

- Des dispositifs particuliers (ULIS 24h (21+3) ; UPE2A 18 ou 21 heures, dispositif relais 18 heures, 3e pro 32h+3, section internationale 6 ou 8 heures)

- Une marge qualitative tenant compte de la typologie de l’établissement : un forfait de base de 8 h pour tous les établissements, auquel s’ajoute un pourcentage sur la structure basé sur une typologie des établissements classés de 1 à 6 (1 : REP+, 2 REP,... jusqu’à 6) à partir des CSP défavorisées, des CSP très favorisées, des élèves ayant une année de retard en 6e et du nombre de boursiers. Cette marge qualitative ne nous a pas été communiquée dans le détail malgré notre demande.

Interrogée sur la disparition des seuils différenciés dans le calcul des dotations, en particulier en Éducation Prioritaire, la DSDEN a indiqué avoir doté suffisamment les collèges de type 1 et de type 2 qui décideront du nombre de divisions (l’autonomie). Cette mesure pose problème à nos yeux, avec le risque d’avoir des classes de 30 élèves et plus en Education prioritaire. Une fois les classes créées, de nouveaux élèves pourraient arriver. Il y a une régression par rapport à la situation actuelle que les élus FSU ont dénoncée. La FSU continue à revendiquer des seuils abaissés et différenciés à 24 élèves en collèges ordinaire et 20 en Éducation Prioritaire.

En lycée

La dotation départementale pour les lycées augmente de 1678 heures par rapport à l’année dernière, mais les effectifs continuent de croître (+ 694 élèves). La DSDEN assure avoir anticipé dans la DGH initiale les futurs doublants de terminale. En outre, contrairement à l’année dernière, elle a réellement « posé » tous les élèves prévus par la DAPEP au stade de la dotation initiale. Elle annonce 20 créations de classes.

Les dotations par lycée sont calculées au niveau académique comme suit :

- La DSDEN finance à la structure, c’est-à-dire en tenant compte du coût horaire exact de chaque type de grille (le coût d’une 1ère STMG n’est pas le même que celui d’une TL par exemple).

- Les dispositifs UPE2A (18h), ULIS (21 à 24h), FCIL, sections internationales sont inclus.

- La marge calculée à partir de l’IPS (indice de position sociale) représente entre 1 et 3% de la dotation.

Concernant les moyens supplémentaires accordés « au titre de la difficulté sociale », la réponse de l’administration est la suivante : les établissements « qui étaient déjà bien dotés » (sic) ne recevront pas davantage, « l’attention particulière est maintenue pour ces établissements », mais des LP et LPO ont obtenu davantage de moyens sur la base de l’IPS.

Au total, on peut craindre que les effectifs par classe dans les lycées restent très élevés à la prochaine rentrée, toutes filières confondues.

La préparation de la rentrée 2017 n’est bien sûre pas terminée, des ajustements auront encore lieu jusqu’en septembre : pour tout problème, prenez contact avec les syndicats de la FSU concernés : SNUipp, SNES, SNEP, SNUEP.










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